Centrale des Badamiers : la préfecture ouvre la voie à l'expropriation de cinq parcelles
Un arrêté du 3 juillet déclare cessibles cinq parcelles de la zone des Badamiers, à Dzaoudzi-Labattoir, faute d'accord amiable avec leurs propriétaires. Objectif du projet : agrandir la centrale électrique pour répondre à la demande croissante de l'île.

Un arrêté qui relance le dossier
Le 3 juillet, la préfecture de Mayotte a publié un arrêté déclarant la cessibilité de cinq parcelles situées dans la zone des Badamiers, à Dzaoudzi-Labattoir. Cette décision ouvre la voie à une procédure d'expropriation pour les terrains concernés, si aucun accord à l'amiable n'est trouvé avec leurs propriétaires.
Pourquoi cette décision
Le projet est porté par l'EPRDM (Établissement Public de Reconstruction et de Développement de Mayotte), à la demande d'Électricité de Mayotte (EDM). Il vise à étendre la centrale électrique des Badamiers, pour augmenter les capacités de production : la demande en électricité sur l'île devrait être multipliée par quatre entre 2021 et 2040. Le projet prévoit aussi le passage à des unités fonctionnant au biocarburant et la construction d'un poste source, pour améliorer l'interconnexion entre Petite-Terre et Grande-Terre.
Cette étape intervient six mois après la déclaration d'utilité publique (DUP) du projet, prononcée en janvier. Depuis, les négociations amiables avec les propriétaires des terrains n'ont pas abouti, ce qui a conduit la préfecture à passer à l'étape suivante de la procédure.
Ce que ça change concrètement
Au total, 17 357 m² répartis sur cinq parcelles sont concernés. Les propriétaires vont recevoir un courrier recommandé avec une offre financière, conformément au code de l'expropriation pour cause d'utilité publique. S'ils l'acceptent, la cession se fait à l'amiable. Sinon, la procédure judiciaire d'expropriation pourra suivre son cours devant le juge.
En résumé
L'extension de la centrale des Badamiers doit sécuriser la production électrique de Mayotte pour les décennies à venir, à mesure que la consommation augmente. Pour les propriétaires des cinq parcelles concernées à Petite-Terre, la procédure entre désormais dans une phase plus formelle, avec une offre de rachat à venir dans les prochaines semaines.
Source : Mayotte la 1ère