Chaleur à Mayotte : reconnue comme un risque pour la santé, mais encore mal suivie
Une étude de Santé publique France classe la température parmi les facteurs de risque sanitaire dans les Outre-mer. Pourtant, à Mayotte, aucun système ne mesure aujourd'hui ses effets sur la population.

Ce que dit l'étude
En avril 2026, Santé publique France a publié une étude sur la mortalité liée à la température dans les cinq départements et régions d'Outre-mer, sur la période 2014-2022. Ses auteurs concluent que la température est un facteur de risque important pour la santé dans ces territoires, avec un impact qui pourrait s'aggraver avec le changement climatique. Le rapport souligne que les températures sont en moyenne plus élevées à Mayotte et en Guyane, et que la mortalité y est plus forte que dans l'Hexagone.
Un angle mort à Mayotte
Malgré ce constat, Santé publique France reconnaît qu'aucune surveillance spécifique des effets de la chaleur n'existe aujourd'hui à Mayotte. Autrement dit, les déshydratations, les coups de chaleur et les autres conséquences des fortes températures ne sont pas suivis dans la durée. Ce manque de données empêche aussi de mesurer si des évènements récents, comme le cyclone Chido et la disparition d'une partie de la végétation, ont rendu la chaleur plus difficile à supporter dans certains secteurs.
Ce que ça change pour vous
Les prévisions de Météo-France annoncent des températures qui devraient rester au-dessus des normales de saison ces prochains mois. En attendant un dispositif de vigilance adapté au climat tropical, quelques gestes simples réduisent les risques : boire de l'eau régulièrement sans attendre d'avoir soif, éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes, garder son logement à l'ombre et aéré. Les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes malades sont les plus fragiles : il faut veiller sur eux et réagir vite en cas de vertiges, de nausées ou de fatigue inhabituelle.
En résumé
La chaleur est désormais reconnue comme un vrai enjeu de santé à Mayotte. Les autorités sanitaires travaillent à un futur dispositif de vigilance, mais les données manquent encore. D'ici là, la prévention repose surtout sur des réflexes du quotidien. Plus d'informations sur le site de Santé publique France.