Défense : le Sénat renforce les engagements pour la Marine nationale et les ports à Mayotte
Lors du vote de la loi de programmation militaire, le 30 juin au Sénat puis le 1er juillet à l'Assemblée nationale, le sénateur Thani Mohamed Soilihi a fait adopter un amendement qui grave dans la loi un effort renforcé sur les infrastructures portuaires et les moyens de la Marine à Mayotte, ainsi qu'une étude sur la surveillance des approches maritimes par drones ou ballons.

Un amendement mahorais adopté au Parlement
Le 30 juin, le Sénat a examiné l'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM), le texte qui fixe l'effort de défense français jusqu'en 2030. Le sénateur de Mayotte, Thani Mohamed Soilihi, a fait adopter un amendement qui inscrit dans la loi l'objectif d'un effort renforcé sur les infrastructures portuaires et les capacités d'intervention de la Marine nationale sur l'île. Le texte définitif a ensuite été validé par l'Assemblée nationale le 1er juillet, selon le texte officiel de l'amendement publié sur le site du Sénat et relayé par Mayotte Hebdo et la 1ère.
Ce que prévoit concrètement le texte
Le cyclone Chido avait détruit une grande partie des infrastructures militaires de l'île. Le ponton de la Marine à Petite-Terre sera reconstruit en 2027. Le renouvellement des moyens de la Marine déjà prévu par la loi (vedettes de la gendarmerie maritime, engin de transport amphibie) est confirmé. Les unités basées à La Réunion continueront aussi d'intervenir à Mayotte, pour leurs missions habituelles comme en cas de crise dans le canal du Mozambique. En cas de besoin ponctuel pour accueillir de gros moyens à quai, le port civil de Longoni pourra être sollicité, comme ce fut déjà le cas pendant Chido.
Un autre amendement, déposé par les députés, prévoit en plus le lancement d'études sur le renforcement de la surveillance des approches maritimes de Mayotte par drones ou ballons. Ces études doivent démarrer dans l'année qui suit la promulgation de la loi.
Ce que ça change pour les Mahorais
Ces engagements ne se traduisent pas encore par des chantiers immédiats, mais ils sont désormais gravés dans un texte de loi national, ce qui pèse plus lourd qu'une simple promesse. Pour Thani Mohamed Soilihi, l'enjeu dépasse le cadre militaire : sécurité maritime, lutte contre les trafics, contrôle des arrivées clandestines et reconstruction post-Chido sont directement concernés. Le sénateur a aussi plaidé pour que les outre-mer, et Mayotte en particulier, ne soient plus traités comme "les angles morts" des politiques de défense, alors qu'ils constituent selon lui "la première ligne" de la souveraineté française dans l'océan Indien.
En résumé
Le Parlement a définitivement adopté, les 30 juin et 1er juillet, une loi de programmation militaire qui renforce les engagements de l'État sur les infrastructures portuaires et les moyens de la Marine nationale à Mayotte, ainsi qu'une étude sur la surveillance des approches maritimes par drones ou ballons dans l'année à venir.