Dembéni : la préfecture met en demeure la cuisine centrale d'Ironi Bé sur ses rejets d'eaux usées
Un arrêté préfectoral publié le 16 septembre impose à la société Panima des diagnostics et des contrôles de ses eaux usées, dans des délais de deux semaines à trois mois.

Un arrêté publié le 16 septembre
Le préfet de Mayotte a signé le 25 août 2026 un arrêté de mise en demeure qui vise la société Panima, exploitante d'une cuisine centrale au lieu-dit Ironi Bé, sur la commune de Dembéni. Le texte, numéroté 2026-DAAF-627, a été publié le 16 septembre au recueil des actes administratifs de la préfecture. Il concerne une installation classée pour la protection de l'environnement, c'est-à-dire un site soumis à des règles précises sur ses rejets et ses équipements.
Ce qu'a constaté l'inspection
Un signalement avait fait état d'un rejet rougeâtre à la sortie de l'usine. L'inspection des installations classées s'est rendue sur place le 19 mars 2026. Selon l'arrêté, aucune surveillance des eaux usées n'était en place depuis 2024 et la dernière surveillance réalisée montrait des rejets bien au-dessus des normes réglementaires. Le document relève aussi une absence de maîtrise des circuits des eaux résiduaires après des travaux d'extension, ainsi que l'absence de recensement des appareils à pression. Le rapport d'inspection et le projet d'arrêté lui ont été transmis le 6 août 2026, sans observation de sa part dans le délai de quinze jours prévu.
Des délais de deux semaines à trois mois
L'arrêté fixe une série d'échéances à compter de sa notification. Un diagnostic de l'ensemble des réseaux doit être mené sous deux semaines pour repérer les fuites. Le recensement des équipements sous pression et la transmission des premiers résultats d'autosurveillance sont attendus sous un mois. Les plans des réseaux, la mesure des volumes rejetés et, si des résultats ne sont pas conformes, les actions correctives sont à fournir sous trois mois. En attendant trois mesures conformes consécutives, l'entreprise doit contrôler ses rejets tous les mois. Les frais sont à sa charge. Des sanctions peuvent être prises si les délais ne sont pas tenus, et l'arrêté peut être contesté devant le tribunal administratif de Mamoudzou.
Ce que ça change pour vous
L'arrêté porte sur les eaux rejetées par le site et sur ses équipements techniques. Il ne formule aucun constat sur la qualité sanitaire des repas préparés. Le dossier est suivi localement parce que l'usine se situe près de la mangrove d'Ironi Bé. Une copie de l'arrêté est déposée à la mairie de Dembéni, où chacun peut la consulter, et un extrait doit y être affiché pendant au moins un mois. Les tiers intéressés disposent de quatre mois après la publication pour saisir le juge administratif.
En résumé
Une cuisine centrale de Dembéni doit se mettre en conformité sur ses rejets d'eaux usées, avec des délais courts et des contrôles mensuels. Le texte intégral figure dans le recueil des actes administratifs du 16 septembre 2026.