Eau à Mayotte : la justice écarte un recours contre l'usine de dessalement d'Ironi Bé
Le tribunal administratif a rejeté le recours de Sea Shepherd France. Le chantier de Dembéni, qui doit produire 10 000 m³ d'eau potable par jour, peut se poursuivre.

Ce qui vient de se passer
Le tribunal administratif de Mayotte a rejeté, le 22 juillet 2026, le recours de l'association Sea Shepherd France. Cette dernière demandait l'annulation de l'autorisation de construire l'usine de dessalement d'Ironi Bé, à Dembéni. Résultat : l'autorisation environnementale délivrée par la préfecture reste valable et le chantier peut se poursuivre.
Le contexte
Ironi Bé est l'un des plus gros projets pour sortir Mayotte de la crise de l'eau. L'usine, portée par le syndicat Les Eaux de Mayotte (LEMA) et financée en grande partie par l'État et des fonds européens, doit transformer l'eau de mer en eau potable grâce à l'osmose inverse. Son coût est estimé à environ 54,3 millions d'euros et le chantier a démarré en 2025.
Sea Shepherd France contestait l'autorisation au nom de la protection du lagon et de la biodiversité marine. Le tribunal n'a pas jugé le fond du dossier : il a écarté le recours pour un motif de procédure. Attention, d'autres recours déposés par plusieurs associations sont encore en cours d'examen devant la justice.
Ce que ça change pour vous
Pour les habitants, cette décision retire un obstacle sur le calendrier de l'usine. À terme, Ironi Bé doit produire 10 000 m³ d'eau potable par jour, une capacité extensible à 17 500 m³. De quoi alimenter environ 100 000 personnes de plus sur Grande-Terre. La mise en service reste visée pour 2027. Ce n'est pas une réponse immédiate aux tours d'eau d'aujourd'hui, mais c'est une brique importante pour un approvisionnement plus stable dans les prochaines années.
En résumé
La justice a maintenu l'autorisation de l'usine de dessalement d'Ironi Bé après le rejet du recours de Sea Shepherd France. Le projet, clé pour la production d'eau à Mayotte, continue d'avancer, même si d'autres recours restent à juger. Plus de détails sur Mayotte la 1ère.