Entreprises de Mayotte : le patronat alerte sur les factures impayées des collectivités
Après le cyclone Chido, des chantiers de reconstruction restent impayés. Le patronat mahorais réclame une cellule d'urgence pour éviter une vague de faillites.

Après le cyclone Chido, de nombreux chantiers de reconstruction ont été lancés par les collectivités de Mayotte. Problème : plusieurs entreprises qui ont fait le travail attendent toujours d'être payées, parfois depuis très longtemps. Le patronat mahorais tire la sonnette d'alarme.
Ce qui est en cause
Selon Mayotte Hebdo, le président du Groupement Patronal de Mayotte (GPM), Fahardine Mohamed, dénonce des retards de paiement qui mettent en danger la survie de nombreuses entreprises. Les délais légaux de paiement sont normalement de 30 à 45 jours. Or, d'après Mayotte la 1ère, certaines sociétés attendent leur règlement depuis près de trois ans.
Le patronat pointe un renvoi de responsabilité : l'État verse parfois l'argent en retard aux collectivités, mais dans certaines communes, de nouveaux maires refuseraient de poursuivre les chantiers commencés par leurs prédécesseurs ou demanderaient un audit avant de payer, ce qui rallonge encore les délais.
Des conséquences concrètes
Ces impayés ont déjà des effets lourds. Des sous-traitants ont arrêté des chantiers, laissés inachevés. Plusieurs entreprises refusent désormais de travailler pour des collectivités. Sur le plan humain, des salariés restent au chômage partiel et des licenciements sont redoutés, faute de trésorerie pour payer les équipes.
Ce qui est demandé
Le patronat appelle à une mobilisation générale. Il demande la mise en place d'une cellule de coordination réunissant les services de l'État, les collectivités, l'URSSAF, la Banque de France et les établissements bancaires, afin d'accélérer le règlement des factures en attente.
Ce que ça change pour vous
Derrière ces factures, il y a des emplois locaux et des chantiers utiles à l'île. Si la situation se débloque, des travaux pourraient reprendre et des postes être préservés. Wassi suivra les suites données à cet appel.
En résumé : des entreprises mahoraises attendent d'être payées pour des chantiers de reconstruction, certaines depuis des années. Le patronat réclame une cellule d'urgence pour éviter des faillites et des licenciements. Plus d'infos sur Mayotte Hebdo.