Feux de végétation à Mayotte : 13 départs en un seul week-end
Entre vendredi et dimanche, les pompiers sont intervenus sur treize feux, dont deux importants à Barakani, Chiconi et Bouéni. La saison sèche appelle à la vigilance.

Un week-end sous le feu
Entre vendredi et dimanche, les pompiers de Mayotte ont dû faire face à treize départs de feu de végétation sur l'ensemble de l'île. Les deux plus importants se sont déclarés entre Barakani et Chiconi, et à Bouéni. Aucune victime n'est à déplorer, mais un garage a été détruit par les flammes à Chiconi.
Ce qui s'est passé
Le premier foyer est parti vendredi en début d'après-midi à Barakani. Malgré l'intervention des sapeurs-pompiers et les largages d'un hélicoptère bombardier d'eau, un vent défavorable a propagé le feu jusqu'à Chiconi. Maîtrisé samedi soir, il a repris dans la nuit avant d'être définitivement arrêté dimanche. Au total, près de 24 hectares sont partis en fumée sur cette zone. Un second feu, à Bouéni, a détruit environ 5 hectares. Dimanche soir, deux foyers restaient encore sous surveillance.
Pourquoi ces feux se multiplient
Nous sommes en pleine saison sèche. La végétation est desséchée, le vent souffle, et la moindre étincelle peut suffire. Une part de ces départs est liée à la culture sur brûlis, une pratique qui consiste à brûler la végétation pour préparer les champs, mais qui devient vite incontrôlable par temps sec et venteux. C'est pour anticiper cette période à risque que Mayotte a renforcé ses moyens, avec notamment un hélicoptère bombardier d'eau.
Ce que ça change pour vous
La vigilance est l'affaire de tous jusqu'à la fin de la saison sèche. Évitez de brûler des déchets verts ou des broussailles quand il y a du vent, ne jetez jamais de mégot dans la nature, et surveillez tout feu allumé en extérieur. Au moindre départ de flammes, prévenez les secours au 18 ou au 112.
En résumé
Treize feux en un week-end, près de 30 hectares brûlés et un garage détruit : la saison sèche est bel et bien installée à Mayotte. Quelques gestes simples suffisent souvent à éviter le pire. Sources : Mayotte Hebdo et Mayotte La 1ère.