Kani-Kéli : l'État signe un contrat de redressement et verse 900 000 euros sur trois ans
L'État et la commune de Kani-Kéli ont signé le 16 septembre un contrat de redressement outre-mer pour 2026-2028. La commune recevra 300 000 euros par an, en échange d'engagements précis sur ses dépenses, ses recettes et ses investissements.

Un contrat signé le 16 septembre
L'État et la commune de Kani-Kéli ont signé mercredi 16 septembre un contrat de redressement outre-mer, le COROM, pour la période 2026-2028. Ce dispositif national s'adresse aux communes d'outre-mer en difficulté financière. En échange d'engagements chiffrés, l'État apporte une aide financière et un appui technique.
900 000 euros sur trois ans
L'État versera 900 000 euros de subventions exceptionnelles de fonctionnement, soit 300 000 euros par an de 2026 à 2028. Kani-Kéli devient la quatrième commune de Mayotte à entrer dans ce dispositif, après Sada, Bouéni et Ouangani. C'est aussi la première année où deux communes de l'île en bénéficient en même temps.
Ce que la commune s'engage à faire
Le contrat fixe des règles précises. La commune doit maîtriser ses dépenses de fonctionnement et sa masse salariale, augmenter ses recettes et améliorer la qualité de ses documents budgétaires et comptables. Les investissements sont recentrés sur l'essentiel : à partir de 2027, chaque opération devra être financée à 80 % au moins par des financements extérieurs, la part de la commune étant plafonnée à 20 %. Aucun nouvel emprunt n'est prévu pendant la durée du contrat.
Un expert pour accompagner la mairie
L'État finance aussi un accompagnement technique assuré par l'Agence française de développement. Un expert conseillera la commune sur les finances publiques, les ressources humaines, la fiscalité et le montage de projets.
Ce que ça change pour les habitants
Le redressement des comptes de Kani-Kéli n'est pas nouveau. En juillet, le préfet avait déjà arrêté lui-même le budget 2026 de la commune, après avis de la Chambre régionale des comptes. Avec ce contrat, la trajectoire est désormais écrite jusqu'en 2028. Pour les habitants, l'enjeu est double : la continuité des services de la mairie au quotidien, et la capacité de la commune à porter des projets, puisque les futurs investissements devront trouver l'essentiel de leur financement à l'extérieur.
En résumé
Kani-Kéli recevra 300 000 euros par an jusqu'en 2028, en contrepartie d'engagements sur ses dépenses, ses recettes et ses investissements, avec l'appui d'un expert de l'Agence française de développement.