Lycées de Mayotte : ce que demandent les élèves mobilisés à Mamoudzou et Bandrélé
Depuis le 29 septembre, des lycéens se rassemblent et bloquent des établissements. Leurs demandes portent sur les effectifs, les locaux, les transports et la restauration.

Depuis la fin septembre, plusieurs lycées de Mayotte connaissent des mobilisations d'élèves. Le mouvement a commencé le mardi 29 septembre par un rassemblement place de la République, à Mamoudzou, et s'est poursuivi jusqu'au vendredi 2 octobre avec le blocage du lycée de Bandrélé.
Ce qui s'est passé
Le 29 septembre, plusieurs centaines de lycéens se sont réunis place de la République, à Mamoudzou. Des élèves du lycée Younoussa Bamana, du lycée de la Cité du Nord et du lycée de Sada étaient présents, rapporte Le Journal de Mayotte. Le lycée du Nord, lui, est bloqué depuis plusieurs semaines.
Le vendredi 2 octobre, c'est le lycée de Bandrélé qui a été bloqué. L'Info Kwezi évoque environ 300 élèves mobilisés et des cours non assurés l'après-midi. Mayotte la 1ère, qui a couvert le même blocage, met en avant l'absence d'un professeur de français à quelques mois du baccalauréat.
Ce que demandent les élèves
Les revendications se recoupent d'un établissement à l'autre.
- Des classes moins chargées. Les élèves de Younoussa Bamana évoquent jusqu'à 38 élèves dans certaines classes.
- Des locaux en état. Le 29 septembre, des élèves de ce même lycée décomptaient trois toilettes pour un établissement qui accueille environ 3 000 élèves, selon Le Journal de Mayotte.
- Le recrutement d'enseignants, y compris de contractuels, pour les postes non pourvus.
- Une infirmière à temps plein et des ventilateurs dans les salles sans ventilation.
- Le transport scolaire et la restauration. À Bandrélé, des élèves demandent aussi le paiement de stages qu'ils ont effectués.
Interrogée par L'Info Kwezi, la direction du lycée Younoussa Bamana a évoqué le contexte social de l'île et annoncé des réparations. Les élèves réclament des réponses écrites et datées, et annoncent de nouvelles actions.
Ce que ça change pour vous
Si votre enfant est scolarisé dans l'un de ces établissements, les cours peuvent être interrompus sans préavis : un blocage ou l'absence d'un professeur se décide parfois le matin même. Les informations fiables passent par la vie scolaire de l'établissement et par les représentants de parents d'élèves. Le mouvement s'inscrit dans une mobilisation lycéenne plus large, dans l'Hexagone et dans plusieurs territoires d'Outre-mer.
En résumé
Des lycéens de Mamoudzou, de Sada et de Bandrélé se mobilisent depuis le 29 septembre. Ils demandent des effectifs réduits, des locaux en état, du personnel supplémentaire et de meilleurs transports. À ce stade, aucune réponse du rectorat n'a été rapportée par les médias cités.