Mayotte : plus de moyens militaires annoncés pour surveiller les côtes
Lors de sa visite des 26 et 27 août, le gouvernement a détaillé un renforcement de la surveillance maritime autour de l'archipel.

En déplacement à Mayotte les 26 et 27 août 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu et plusieurs ministres ont présenté un renforcement des moyens de l'État pour surveiller les approches maritimes de l'île et lutter contre l'immigration clandestine. Voici, sans commentaire, ce qui a été annoncé.
Une surveillance plus militaire
Le gouvernement assume une "militarisation" accrue de la protection des côtes. Sont prévus des drones tactiques et de longue portée, des ballons captifs équipés de capteurs, le recours à l'intelligence artificielle pour détecter les embarcations, ainsi que de nouveaux radars attendus d'ici août 2027. Un détachement de la Légion étrangère doit être installé en permanence sur l'îlot de Mtsamboro, au nord, comme poste avancé de surveillance.
Les chiffres avancés
Selon l'État, 16 500 éloignements ont été réalisés sur le premier semestre 2026, après 23 000 sur l'ensemble de 2025. Le nombre de bateaux intercepteurs est passé de 4 en 2017 à 9 cette année, avec un objectif de 13 à 14 d'ici 2028. Les effectifs de la police nationale ont augmenté de 50 % depuis 2017, ceux de la gendarmerie de 64 %. Une nouvelle opération de grande ampleur est prévue à l'automne.
L'aide au développement en levier
Le gouvernement veut aussi créer un système de "bonus-malus" sur l'aide publique au développement versée aux pays de départ. L'idée : mieux aider les pays qui coopèrent sur les questions migratoires (renseignement, laissez-passer consulaires, reprise des personnes en situation irrégulière). Le détail des annonces figure sur le site du Gouvernement.
Ce que ça change
Ces moyens visent les approches maritimes de l'archipel, un sujet de préoccupation quotidien à Mayotte. Ces annonces doivent aussi nourrir les arbitrages du budget 2027, que le gouvernement prépare dans les prochaines semaines.
En résumé
L'État annonce davantage de surveillance en mer autour de Mayotte : drones, radars, ballons, un poste de la Légion à Mtsamboro et plus d'intercepteurs, avec un volet diplomatique via l'aide au développement.