Port de Longoni : un accord met fin au blocage, l'activité a repris

Après plusieurs jours d'arrêt, le Département-Région, l'établissement public du port et Manu-Port se sont entendus vendredi 4 septembre. Les navires en attente peuvent de nouveau être traités.

Port de Longoni : un accord met fin au blocage, l'activité a repris

Ce qui s'est passé

Depuis le 1er septembre, le port de Longoni est géré par l'Établissement public du port de commerce de Mayotte (EPPCM), après la fin de la délégation confiée jusque-là à Mayotte Channel Gateway. La transition a buté sur un désaccord avec Manu-Port, la société chargée de la manutention, autour de son autorisation d'occuper le domaine portuaire et des modalités de facturation. Résultat : les opérations se sont arrêtées plusieurs jours.

L'accord du 4 septembre

Vendredi 4 septembre, une réunion a débouché sur un accord permettant la reprise de l'activité, rapporte L'Info Kwezi. Le document a été signé par Zaminou Ahamadi pour le Département-Région, Mariame Kalame pour l'EPPCM et Ida Nel pour Manu-Port. La reprise des opérations commerciales a également été confirmée par la chaîne ETV, qui évoque un soulagement pour les acteurs économiques.

Toujours selon L'Info Kwezi, un navire de la compagnie MSC attendait à quai depuis le 29 août, avec environ 700 conteneurs vides à charger, pendant que deux autres navires patientaient pour être déchargés.

Ce que ça change pour vous

Longoni est la porte d'entrée de presque tout ce qui se vend à Mayotte. Chaque jour d'arrêt retarde l'arrivée des marchandises en rayon et alourdit la facture du transport maritime, ce qui finit par se voir sur les prix. La reprise éloigne pour l'instant le risque de ruptures dans les magasins. Le 3 septembre, les organisations patronales (MEDEF, Entrepreneurs, U2P, UMIH) avaient réclamé dans un communiqué commun l'arrêt immédiat des blocages pour préserver l'économie et l'emploi.

Ce qui n'est pas encore réglé

L'accord traite l'urgence, pas le fond du dossier. Manu-Port conteste toujours les conditions de son autorisation d'occupation temporaire et demande un document couvrant ses bureaux, son atelier et la facturation. De nouvelles réunions sont annoncées à partir de mardi. Un nouvel arrêt n'est donc pas à exclure si les discussions n'aboutissent pas.

En résumé

Sources

Petites annonces à Mayotte · L'actu de Mayotte