Santé à Mayotte : 13 nouveaux professionnels de la petite enfance diplômés au CHM
Formés sur place, ils vont renforcer la prise en charge des bébés et des jeunes enfants, un besoin majeur sur le territoire.

Treize diplômés au service de la santé de l'enfant
Vendredi 28 août, treize professionnels en puériculture ont reçu leur diplôme au Centre hospitalier de Mayotte (CHM), après un an de spécialisation. Une promotion qui tombe à point nommé, tant les besoins en soignants formés à la santé de l'enfant restent importants sur l'île.
Pourquoi c'est un enjeu à Mayotte
À Mayotte, les tout-petits pèsent lourd dans l'activité hospitalière. Les patients en pédiatrie représentent environ 65 % de l'activité, et cette part peut grimper jusqu'à 70 % aux urgences pendant la saison des pluies, quand les épisodes de bronchiolite se multiplient. Le CHM réalise par ailleurs près de 9 000 accouchements par an, l'un des chiffres les plus élevés de France.
Ce que ça change pour les familles
Les puéricultrices peuvent intervenir dans plusieurs services : maternité, néonatologie, pédiatrie ou urgences. Toutes ne resteront pas au CHM : l'institut forme pour l'ensemble du territoire, et l'une des diplômées doit rejoindre les services de Protection maternelle et infantile (PMI) du Département. Concrètement, plus de soignants spécialisés, c'est une meilleure prise en charge des bébés et des jeunes enfants, au plus près des familles.
Une formation locale appelée à monter en puissance
L'école du CHM délivre des diplômes d'État depuis 1992, et plus de 600 personnes formées ici exercent aujourd'hui à Mayotte et ailleurs. L'établissement prévoit désormais de faire évoluer ce diplôme vers un niveau master d'ici 2027 et d'augmenter ses capacités de formation dans les prochaines années. L'objectif : former davantage de soignants directement sur place, plutôt que de dépendre des recrutements venus de l'extérieur.
En résumé
Treize nouvelles puéricultrices formées à Mayotte viennent renforcer la santé de l'enfant, un besoin criant compte tenu du nombre de naissances et de la place des enfants à l'hôpital. Une bonne nouvelle pour les familles, et un signal de plus en faveur de la formation locale des soignants.
Sources : Le Journal de Mayotte et Centre Hospitalier de Mayotte.