Santé à Mayotte : le gouvernement veut former plus de soignants sur place
Option santé au lycée, hausse des places en médecine et en soins infirmiers, future école de sages-femmes : le point sur les annonces pour former davantage de soignants mahorais.

Se former aux soins sans quitter l'île
Au terme de la visite de Sébastien Lecornu et de plusieurs ministres à Mayotte, les 26 et 27 août, le gouvernement a présenté une série de mesures pour renforcer la formation aux métiers de la santé sur le territoire. L'objectif affiché : donner aux jeunes Mahorais les moyens de se former et de soigner les autres, sans être obligés de partir en métropole.
Ce qui a été annoncé
Une option santé doit être proposée dès le lycée, pour préparer les élèves qui se destinent aux études de santé. Le nombre de places en première année de médecine doit augmenter. Du côté des soins infirmiers, plus de 90 places supplémentaires sont prévues cette année. Une école de sages-femmes est par ailleurs envisagée pour 2027 ou 2028, alors que la maternité de Mayotte reste l'une des plus sollicitées de France.
« Il faut aussi améliorer la formation des Mahorais à la santé, leur donner envie de se former en médecine, en soins infirmiers, en soins de sage-femme », a déclaré Stéphanie Rist, la ministre de la Santé.
Ces mesures accompagnent d'autres annonces sur l'accès aux soins, notamment des extensions du Centre hospitalier de Mayotte et le renforcement des centres médicaux de proximité.
Ce que ça change pour vous
Pour une famille, cela veut dire qu'un lycéen intéressé par la santé pourra commencer à s'y préparer sur place, puis viser une formation locale d'infirmier ou, à terme, de sage-femme. Plus de soignants formés à Mayotte, c'est aussi la promesse de délais de prise en charge plus courts dans les années à venir.
En résumé
Le gouvernement annonce une option santé au lycée, plus de places en médecine et en soins infirmiers, et une future école de sages-femmes. Des intentions qui devront maintenant se traduire en places concrètes à la rentrée. Sources : Le Journal de Mayotte et le gouvernement.