Santé des mères et des nouveau-nés à Mayotte : l'ARS déploie un plan 2026-2030
La mortalité des mères et des nourrissons reste environ deux fois plus élevée qu'au niveau national. Face à cette réalité, l'ARS mise sur la proximité, le suivi après l'accouchement et la prévention.

Beaucoup de naissances, un système sous pression
Mayotte est le territoire le plus jeune de France. En 2024, près de 8 900 bébés y sont nés, une natalité près de trois fois supérieure à la moyenne nationale. Cette pression pèse sur les maternités et sur le suivi des grossesses.
Ce que disent les chiffres
Selon les indicateurs de l'Agence régionale de santé (ARS), la mortalité infantile reste élevée : 10,55 décès pour 1 000 naissances vivantes, contre 4,08 au niveau national. La mortalité des mères est, elle aussi, environ deux fois plus élevée qu'en France hexagonale.
Mais tout n'est pas négatif. Mayotte affiche l'un des meilleurs taux d'allaitement du pays : 95,4 % des mères commencent à allaiter. Et le recours à la césarienne y est plus faible qu'ailleurs, 17,2 % contre 22 % au niveau national.
Le plan de l'ARS
Pour faire baisser durablement ces chiffres, l'ARS déploie une stratégie 2026-2030. Elle prévoit de développer des centres périnataux de proximité, de renforcer le suivi après l'accouchement (le post-partum), de mieux accompagner les jeunes mères, d'intensifier la prévention autour de la santé sexuelle et reproductive, et de fidéliser les professionnels de la naissance (sages-femmes, gynécologues, pédiatres).
Ce que ça change pour vous
Le message est simple : une grossesse suivie tôt et régulièrement, c'est plus de sécurité pour la mère et pour l'enfant. En cas de grossesse, il ne faut pas rester seule. La PMI, les maternités et les professionnels de santé sont là pour accompagner, avant et après la naissance.
En résumé
Les indicateurs restent préoccupants, mais des signaux encouragent et un plan est désormais en place. L'objectif de l'ARS : réduire durablement la mortalité des mères et des bébés à Mayotte d'ici 2030.