Sécurité à Ouangani : la commune lance son premier GPO après les violences de la mi-juin
Après l'attaque du 16 juin dans le village, un Groupe de partenariat opérationnel réunit désormais préfecture, gendarmerie, établissements scolaires et habitants autour de la même table. Deux priorités sont fixées pour l'été. Voici ce que ça change concrètement.

Ce qui s'est passé
Le village de Ouangani a connu à la mi-juin des violences d'une ampleur inédite pour la commune. Le mardi 16 juin, une trentaine d'individus armés de machettes ont fait irruption au cœur du village. Des commerces ont été saccagés, des habitants agressés, et l'école élémentaire a été visée par des jets de pierres. Selon Mayotte Hebdo, deux personnes ont été conduites à l'hôpital. Le maire, Issoufi Madi, avait alors évoqué une nouvelle forme de délinquance, liée selon lui à des groupes venus d'autres villages.
La réponse : un GPO, c'est quoi ?
Le 30 juin, la commune a réuni pour la première fois un Groupe de partenariat opérationnel (GPO). Piloté par la préfecture, ce dispositif rassemble autour de la même table tous les acteurs de la sécurité : gendarmerie, rectorat, directions du collège de Ouangani et du lycée de Kahani, services de l'État, élus et représentants des habitants.
« Le but est de renforcer la lutte contre la délinquance en réunissant tous les acteurs afin de mieux se coordonner, notamment pour agir plus rapidement face aux violences du quotidien », explique Anfina Dalali, adjointe au maire chargée de la sécurité, au Journal de Mayotte.
Deux priorités ont été retenues pour les semaines à venir : la lutte contre la vente de produits illicites et la lutte contre les rixes entre jeunes. Un choix pensé pour les grandes vacances, période où davantage de monde est présent sur la voie publique, et pour préparer la prochaine rentrée scolaire.
Ce que ça change pour vous
- Des patrouilles plus visibles : la municipalité attend du GPO une présence de la gendarmerie mieux perçue dans les villages de la commune.
- Votre voix compte : des représentants de chaque village siègent au GPO pour faire remonter la parole des habitants.
- Le bon réflexe : la mairie encourage à composer le 17 au moindre incident pour alerter les forces de l'ordre.
- Un suivi régulier : une nouvelle réunion est prévue vers la mi-juillet, et le GPO peut se réunir en urgence en cas de nouvel incident.
Ouangani rejoint les communes déjà dotées d'un GPO, comme Koungou, Miréréni-Combani, Dembéni-Iloni, Tsoundzou et Petite-Terre.
En résumé
Après les violences du 16 juin, Ouangani active pour la première fois un GPO piloté par la préfecture. Objectif : coordonner gendarmerie, écoles, mairie et habitants pour agir plus vite face à la délinquance. Deux priorités pour l'été : les produits illicites et les rixes entre jeunes. Et au moindre incident, le bon réflexe reste d'appeler le 17.