Securite en Petite-Terre : Pamandzi et Dzaoudzi-Labattoir mettent leur videoprotection en commun
Reunis cette semaine en seance pleniere du CISPD, les elus de Petite-Terre et l'Etat ont signe une convention qui regroupe les cameras de Pamandzi et de Dzaoudzi-Labattoir dans un centre de supervision commun, le premier centre intercommunal de ce type a Mayotte. Objectif affiche : mieux prevenir la delinquance et aider les enquetes.

Ce qui vient de se passer
Cette semaine, en Petite-Terre, les acteurs de la securite, de l'education, des communes et du monde associatif se sont reunis en seance pleniere du Conseil intercommunal de securite et de prevention de la delinquance (CISPD). La seance etait presidee par Charaffoudine Ramadani Toto, president de la Communaute de communes de Petite-Terre (CCPT), en presence de Camille Dagorne, directrice de cabinet du prefet de Mayotte. Temps fort de la reunion : la signature d'une convention qui met en commun la videoprotection des deux communes du territoire.
Un centre de supervision partage
Jusqu'ici, Pamandzi et Dzaoudzi-Labattoir geraient chacune leurs cameras de leur cote. Avec cette convention, les images des deux communes seront desormais centralisees dans un meme centre de supervision urbain intercommunal, le premier du genre a Mayotte. Sur place, des operateurs suivent les ecrans et travaillent avec les gendarmes et les policiers municipaux pour reperer les faits et identifier les auteurs.
Des resultats encourageants
Les chiffres presentes lors de la seance vont dans le bon sens. Sur les cinq premiers mois de 2025, compares a 2024, les communes de Petite-Terre enregistrent une baisse des violences physiques, des atteintes aux biens et des cambriolages. Le taux d'elucidation, c'est-a-dire la part des affaires resolues, atteint 70 % en Petite-Terre, contre 34 % au niveau national. Selon les donnees communiquees, le centre de supervision contribue a lui seul a resoudre 20 a 25 % des enquetes.
Ce que ca change pour les habitants
L'idee est simple : une camera installee a Pamandzi peut aider une enquete a Dzaoudzi-Labattoir, et l'inverse. En effacant la frontiere entre les deux communes, les elus veulent une surveillance plus coherente et des forces de l'ordre mieux epaulees. La videoprotection reste un outil parmi d'autres : mediation, equipes mobiles, educateurs specialises et actions de sensibilisation dans les ecoles completent le dispositif.
En resume
Petite-Terre se dote du premier centre de supervision urbain intercommunal de Mayotte, en reunissant les cameras de Pamandzi et de Dzaoudzi-Labattoir. Les premiers resultats sont encourageants, mais les acteurs locaux appellent a poursuivre les efforts. Information rapportee par Mayotte Hebdo et Mayotte la 1ere.