Vols Mayotte Tanzanie : l'accord aérien franchit une étape à l'Assemblée nationale
La commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale a examiné le 4 novembre le projet de loi approuvant l'accord aérien entre la France et la Tanzanie. Le Sénat l'avait adopté le 24 juin. Pour la première fois, un accord entre les deux pays prévoit des liaisons avec Mayotte.

Ce qui vient de se passer
La commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale a examiné le mercredi 4 novembre le projet de loi qui autorise l'approbation de l'accord aérien entre la France et la Tanzanie. Son rapport a été déposé le même jour. Le Sénat avait déjà adopté le texte le 24 juin 2026, en procédure accélérée (dossier du Sénat). Il reste un vote en séance publique à l'Assemblée pour achever la procédure.
Un cadre qui datait de 1978
L'accord encore en vigueur entre les deux pays a été signé à Dar es Salam le 16 juin 1978. Selon le rapport du Sénat, il ne mentionne ni Mayotte, ni La Réunion, ni Zanzibar, il ne prévoit pas de clauses modernes de sûreté et de sécurité des vols, et il limite les compagnies françaises à deux vols par semaine vers la Tanzanie. Le nouvel accord a été signé le 23 février 2023, après des négociations lancées à Mayotte en juin 2022 à la demande de la partie tanzanienne.
Ce que le texte ouvre
Le nouvel accord distingue deux routes : la France métropolitaine vers la Tanzanie, et la Tanzanie vers Mayotte ou La Réunion. Il autorise jusqu'à sept vols par semaine et par compagnie sur chacune de ces routes, selon Mayotte Hebdo. Il rend aussi possibles des partenariats commerciaux entre compagnies, comme le partage de codes, qui facilite les correspondances vers d'autres destinations.
Ce que ça change pour vous
Aujourd'hui, aucune liaison directe ne relie Mayotte à la Tanzanie. L'accord ouvre une porte, il ne crée pas de vol. Le rapport du Sénat rappelle que les 35 compagnies aériennes tanzaniennes sont inscrites depuis juin 2025 sur la liste noire européenne, pour des manquements de sécurité. Tant qu'elles y figurent, elles ne peuvent desservir ni Mayotte ni La Réunion. Le même rapport juge peu probable, à moyen terme, qu'elles utilisent l'accord, faute de moyens financiers et d'avions gros porteurs. Côté français, Air France dessert déjà Kilimandjaro et Zanzibar depuis Paris, avec environ 66 000 passagers en 2023 sur ces liaisons.
En résumé
Pas de nouveau vol annoncé, pas de baisse de prix promise à ce stade. Ce qui change, c'est le cadre juridique : pour la première fois, un accord aérien entre la France et la Tanzanie prévoit explicitement Mayotte. Le texte doit encore passer en séance publique à l'Assemblée nationale.