Acoua : la chambre des comptes impose un plan de redressement jusqu'en 2031

Le budget 2026 de la commune est jugé en déséquilibre de plus de 5,2 millions d'euros. La chambre régionale des comptes demande un retour à l'équilibre étalé sur six ans, avec des plafonds de dépenses, et estime insuffisantes les corrections votées cet été.

Acoua : la chambre des comptes impose un plan de redressement jusqu'en 2031

Un budget 2026 jugé en déséquilibre

La commune d'Acoua, dans le nord-ouest de Mayotte, est sous le regard de la chambre régionale des comptes. Dans un avis rendu le 25 juin 2026, la chambre constate que le budget primitif 2026 de la commune n'est pas en équilibre réel et chiffre l'écart à plus de 5,2 millions d'euros. Elle demande au conseil municipal d'adopter une nouvelle délibération pour corriger ce budget, dans un délai d'un mois après la notification de l'avis.

Un retour à l'équilibre étalé sur six ans

Selon l'avis, le redressement ne peut pas se faire en un seul exercice. La chambre fixe donc un plan sur la période 2026-2031. Les dépenses de personnel seraient plafonnées à 3,7 millions d'euros et les charges générales maintenues sous 1,55 million d'euros. La commune devrait aussi dégager un excédent de fonctionnement d'au moins 600 000 euros par an à partir de 2027. Une progression des recettes fiscales est évoquée, les taux d'imposition locaux d'Acoua étant inférieurs aux moyennes du département.

Un deuxième avis fin septembre

Le conseil municipal a voté des mesures correctrices le 2 août 2026. Dans un nouvel avis daté du 30 septembre, la chambre les juge insuffisantes et relève plusieurs incohérences, notamment des annexes budgétaires non conformes et des restes à réaliser non intégrés, selon Le Journal de Mayotte. Elle demande au préfet de régler le budget 2026 de la commune en reprenant les corrections de son premier avis.

Ce que cela change pour les habitants

Un plan de redressement resserre les marges d'une commune pendant plusieurs années : recrutements, dépenses courantes et nouveaux projets sont contraints par les plafonds fixés. La hausse des taux d'imposition locaux figure parmi les leviers cités par la chambre, sans qu'aucune décision n'ait été prise à ce stade. Acoua n'est pas la seule commune concernée par des difficultés financières : en septembre, l'État a signé avec Kani-Kéli un contrat de redressement de 900 000 euros sur trois ans.

En résumé

Sources

Petites annonces à Mayotte · L'actu de Mayotte